L’enfant, le père de l’homme… ça se confirme. Les élèves de la classe de CM1 de l’école Cabanis de Fives ont eux aussi célébré la semaine de la solidarité internationale. Et pas de n’importe quelle façon. Ils ont décidé de parler des élèves de l’école Jules Ferry. Cet institut d’éducation motrice partage la cour de récréation et certains de ses bâtiments avec l’école Cabanis. Réunis dans de petits groupes de travail, ils réalisent trois articles qui racontent leur histoire avec ces élèves à mobilité réduite. Ils parlent solidarité et s’initient à l’écriture journalistique. Avec leurs mots d’enfants ils disent ce qu’ils ressentent, ce qu’ils pensent de la solidarité la plus proche d’eux. Et, chacun à sa manière.
Une école pour apprendre
La vie quotidienne des Jules Ferry.
L’école Jules Ferry est une école d’école pour les enfants en difficulté, les enfants en fauteuil roulant. On aide les enfants en difficulté. Les fauteuils roulant sont dans le préau. Le matin, il y a la rééducation avec différentes personnes : orthophonistes, kinés, ergothérapeutes. Puisqu’il y a la classe après la récréation, ils rentrent en classe. Ils découpent, ils jouent à la dinette, ils lisent des histoires, ils vont sur l’ordinateur. Les Jules Ferry ont leurs classes. Leur Wii, leur taxi, les ordinateurs pour les aider, les éducatrices et leurs éducateurs.
(Elise, Sophie, Baïlo, Yannis, Titus)
Ils n’ont rien de bizarre
Les (élèves de) Jules Ferry ne sont pas différents de nous. Ils mangent comme nous. Ils ne mangent pas de peinture, ils ne mangent pas de collier. C’est quoi un handicap ? C’est le fait d’avoir des béquilles, ou être dans un fauteuil roulant. Il y a aussi des gens qui savent marcher mais qui n’ont pas la même façon de marcher. C’est peut-être parce que leur maman a fait un accident de voiture ou a eu un problème lors de l’accouchement. Alors leur enfant n’arrive pas à super bien marcher. La solidarité, c’est aider ces enfants.
Ce ne sont pas des martiens. Ils apprennent les mêmes choses que nous. Ils mangent comme nous, ils boivent comme nous. Et ce n’est pas parce qu’ils ont un handicap qu’ils sont différents de nous. Quand je joue avec eux, j’oublie qu’ils ont un handicap. Ils ne sont pas méchants, ils parlent comme nous.
Les élèves de Jules Ferry, travaillent sur le même travail, comme les maths ou sur le français, sur la géométrie, ou n’importe quoi. Ils travaillent sur tous ce que l’on fait en classe.
(Elio, Patience, Carina, Ianis, Hichem)
Le partage des lieux de vie
Les élèves de Cabanis et de Jules Ferry partagent des lieux de vie entre eux. Et les salles qui se partagent sont utiles pour nous tous. On apprend à se connaître, on joue ensemble, on se respecte. On partage la cantine et on partage les jeux. Nous essayons de jouer ensemble. Dans la cantine on mange ensemble avec les élèves de Jules Ferry. On mange sur les mêmes tables, on mange les mêmes plats. Si Jules Ferry ne partageait pas sa cantine avec nous, où on va manger ? La solidarité c’est se partager les ballons, c’est se réunir ensemble, et jouer au ballon en se faisant des passes. Il faut apprendre à partager les choses.
Le partage des jeux dans la cour
Le partage, c’est l’amitié, c’est pour s’aider. On joue avec nos copains et nos copines à plusieurs jeux comme attraper le ballon. Il y a le basket avec le ballon de notre classe. Les jeux de société, les chansons, les toupies, les jeux dessinés sur le sol. La solidarité est l’amitié partagée.
(Riles, Fantine, Camila, Benjamin, Hélène, Théo, Diana, Houria, Eliasse, Théodore, David)


